Ma collection principale, la plus aboutie est la collection spectrales. Les sirènes font partie de mes centres d’intérêts random, désincarnés et plaisants comme les minautaures, centaures et sphinx : creatures vivant entre le monde humain et animal nourrissant mon imagination.
Les créatures mythologiques africaines dont je me souviens, la liste n’est pas exhaustive mais mon imaginaire était principalement nourri par : ce film court qui m’avait marqué étant petite , l’ânesse, l’émission de radio : l’aventure mystérieuse et le livre d’Amadou Hampaté Ba : Contes Initiatiques peuls, Quand j’ai fait mon premier dessin digital, en jouant avec les pinceaux, j’ai sculpté en negatif dans des couches digitales, et y ai découvert des sirènes, ces couches m’ont emmenées dans un travail archéologique personnel.
J’ai reconnu en ces sirènes mes ancêtres, et une mythologie de sirènes ancestrales a commencé. Quand je dis ancêtres je pense lignée de marginalité.
L’idée d’un endroit où les émotions et pensées des personnes des noires marginales se mêlent a l’océan et se transforment en sirènes libres d’être elles-mêmes.
Pour certains personnages j’ai vraiment en tête des personnes spécifiques comme dans l’animation Lecodibra. Pour d’autres des bribes de leur existence me viennent encore aujourd’hui.
J’avais déjà entendu parler de sirènes comme étant descendantes des esclaves jetés ou se jetant des bateaux, dont dans la fiction The deep de Rivers Solomon cette idée je voulais l’étendre à la colonisation, aux adoptions, aux voyages de personnes noires sur l’océan, les rivières et toutes les gouttes.
Partout ou une personne noire marginale pense, rêve et meurt, une sirène naît.
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